Les 10 coefficients du modèle Sharp MMA

Les dix pondérations qui définissent votre lecture d'un combat UFC : frappe, lutte, allonge, âge, record, activité. Rôle et réglage de chacune.

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Un coefficient représente le poids que vous accordez à une statistique dans le calcul du score. C’est le seul endroit où votre analyse entre dans le modèle — le reste est de l’arithmétique.

Le modèle en compte dix, répartis en quatre familles.

Les quatre familles

Frappe

Lutte et sol

Physique

Historique

Comment les régler

Trois approches, par ordre de sophistication.

Partir des valeurs par défaut. Elles sont équilibrées et conviennent à un combat générique. C’est le bon point de départ si vous n’avez pas d’opinion forte sur une carte.

Adapter au style du combat. Deux strikers purs ? Montez le SLPM et la précision, baissez les takedowns. Un lutteur face à un striker ? La question devient « le lutteur peut-il amener le combat au sol », donc les takedowns et leur précision pèsent davantage.

Construire plusieurs modèles thématiques. Un modèle « grappling », un modèle « volume », un modèle « physique », et voir lequel tient sur la durée. C’est la démarche la plus rigoureuse : plutôt que d’ajuster en permanence un modèle unique — ce qui revient à réécrire l’histoire après coup — vous laissez plusieurs hypothèses s’affronter sur des dizaines de combats.

Deux erreurs fréquentes

Tout mettre sur une seule statistique. Un modèle qui ne regarde que le SLPM recommandera tous les volumeurs, y compris ceux qui encaissent autant qu’ils frappent. La force du modèle est justement de croiser plusieurs signaux.

Ajuster les coefficients après avoir vu le résultat. Si vous remontez le coefficient des takedowns parce qu’un lutteur vient de gagner, vous ne modélisez plus, vous racontez le passé. Fixez vos coefficients avant l’event, et jugez-les après une série de combats.

Un détail qui a son importance

Les coefficients par défaut somment à 1,05, pas à 1,00. Ce n’est pas un problème de calcul : seules les proportions entre coefficients influencent la probabilité finale, pas leur somme. Doubler tous les coefficients double les deux scores et laisse l’écart relatif quasiment inchangé.

Travailler avec une somme de 1 reste plus confortable pour comparer des modèles entre eux — voir normaliser les coefficients.

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Mettre cette théorie en pratique

Réglez vos propres coefficients et confrontez vos probabilités aux cotes du marché sur le prochain event UFC.

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